Dearly Beloved

Dearly Beloved
Je te cherche.
que tu sois passé,
que ton regard se soit posé,
où que ton odeur se soit infiltrée.
Sur
tout ce que tes doigts ont touché,
dan
s tous les lieux que tu peux te remémorer,
d
ans tous ces moments que j'aurais oublié.
Je
te cherche, je te cherche, encore et encore.
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# Posté le mardi 08 avril 2008 15:58

La laisser au fond.

La laisser au fond.
Sens venir l'horreur et les cris à l'intérieur.

Sens venir le dégt et la violence.

S
ens venir le désir et les hurlements.

I
l suffit que tu me pousses, juste un peu, juste un peu, et j'aurai franchi la limite.

Il suffit que cette musique revienne, et je ne pourrai de nouveau plus m'en passer.

Je serai de nouveau une bête assoifée de violence,

de ma violence, sur moi, juste sur mes bras, sur mon cou, sur mon visage.

Je connais cette sensation, je la connais par coeur,

quand mon ventre se tord du cri que je ne pousse pas.

Je connais cette sensation, je la connais par coeur. Ca s'insinue au fond du ventre, comme une voix qui chuchote des paroles qui me torturent, ça s'installe là, ça reste, ça fait un poid, et ça monte. Ca monte dans la gorge en boule de sanglots qui ne viennent pas, ça monte dans la gorge en boule de hurlements qui ne viennent pas. Les bras sont serrés, tout le corps est contracté, les mains ne rêvent que de monter jusqu la peau, griffer, enfoncer les ongles. La musique, les cris, ces mots violents qui déchirent encore et encore la chair. Chaque contact de mes mains devient gifle, griffure. Je ne supporte pas les mots d'apaisement, je méprise et je hais n'importe qui, qui peut comprendre après tout ? Je refuse qu'on apporte à ça quoi que ce soit, qu'on essaie de calmer ou qu'on dise comprendre. Ca, c'est orgueilleux et haineux. Je suis son orgueil et sa haine. Alors tais-toi. Ne dis rien. Laisse-moi. Ou sinon c'est toi qui je blesserai.
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# Posté le vendredi 22 février 2008 14:18

Modifié le vendredi 22 février 2008 14:56

[ . ]

[ . ]
~ Aimer la pluie et les fleurs noires,
Rester unis sans trop y croire... ~

~ Plonger nos corps dans les eaux noires,
Rêver nos vies sans trop y croire... ~




~ Mais si demain... Que tu t'éloignes, que tu t'en ailles trop loin... Si je n'reviens pas,
oh jure-le moi...

Tu me tueras ? ~


Quand tu t'es éloigné, quand tu es parti trop loin, tu ne m'as pas tuée. Et moi j'ai du mal à rester ici, à continuer. Je me débrouille de mieux en mieux, tu sais, je fais beaucoup d'efforts. Tu sais, je ne t'aime plus déjà... Alors, dis... Si je réussis à me passer complètement de toi, si j'arrive à ne plus voir en toi qu'un bon souvenir... Un souvenir que je ne regretterai plus...
... Est-ce que tu reviendras ?

Non, bien sûr. Je dois arrêter ça, tirer un trait sur ce passé qu'on avait en commun.
Mais tu sais... Cette amitié, si étrange et si douce, la tienne, était ce qui m'était le plus cher. Pour rien au monde je ne voulais la perdre... Et maintenant je dois apprendre à vivre sans. J'y arriverai... Mais pardonne-moi ces instants de faiblesse où je n'arrive plus à tout surmonter.

# Posté le jeudi 14 février 2008 15:45

"Quand même, dit Anne Desbaresdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile."

"Quand même, dit Anne Desbaresdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile."
Quand il lui disait de s'en aller, elle obéissait toujours.
[...]
- Quand il l'appelait, elle revenait. Et de la même façon qu'elle partait lorsqu'il la chassait. De lui obéir à ce point, c'était sa façon à elle d'espérer. Et même, lorsqu'elle arrivait sur le pas de la porte, elle attendait encore qu'il lui dise d'entrer.
[...]
- Puis le temps est venu où il crut qu'il ne pouvait plus la toucher autrement que pour...
Anne Desbaresdes releva les mains vers son cou nu dans l'encolure de sa robe d'été.
- Que là, n'est-ce pas ?
- Là, oui.
Les mains, raisonnablement, acceptèrent d'abandonner, redescendirent du cou.
- Je voudrais que vous partiez, murmura Chauvin.

[ Marguerite Duras, Moderato Cantabile ]


De t'obéir à ce point, c'était ma façon à moi d'espérer. Et même, lorsque j'arrivais sur le pas de ta porte, j'attendais encore que tu me dises d'entrer.

# Posté le jeudi 03 janvier 2008 07:40

You don't remember my name. I don't really care.

You don't remember my name. I don't really care.
J'ai oublié.

J'ai oublié la sensation d'un coeur qui s'affole quand tu parais, oublié celle d'un estomac qui se tort quand je te lis. J'ai oublié ce que ça fait d'être dans tes bras, serrée sur ton coeur, j'ai oublié la douceur de ta bouche sur ta joue, sur mon front, sur mon cou. J'ai oublié les caresses de tes doigts sur mes bras, la manière dont tu jouais avec mes cheveux et l'ivresse du ciel bleu quand nous étions tous les deux. J'ai oublié ton sourire lorsque tu venais vers moi, oublié la force avec laquelle tu m'attirais contre toi. J'ai oublié le poids de ta tête sur ma poitrine, et l'herbe qui chatouillait mon cou. J'ai oublié la tendresse dans ta voix et ce pourquoi tes mots me sauvaient. J'ai oublié la manière de me rendre indispensable, la manière de redevenir ton oxygène. J'ai oublié ce qui faisait que je t'aimais, j'ai oublié pourquoi tu m'as plu, j'ai oublié pourquoi je voulais que ce soit toi, juste toi, j'ai oublié pourquoi je voulais être ton Unique. J'ai oublié ce que symbolisais notre pendentif, tout ce que nous partagions, j'ai oublié comment te comprendre et te protéger. J'ai oublié que tu ne m'appartenais pas, j'ai oublié de t'appartenir. J'ai tout oublié de toi, je ne comprends plus qui tu es. Tout ce dont je me souviens c'est que je t'aime, encore et encore.

# Posté le dimanche 23 décembre 2007 10:59